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Née Bertrand, à Montréal, Andrée
Bertrand-Ferretti est aujourd'hui bien connue dans les milieux politique
et littéraire. Andrée Ferretti s'engage dans la lutte pour l'indépendance
du Québec, au tout début des années 1960. Elle milite au sein du RIN
(Rassemblement pour l'Indépendance Nationale) dont elle devient la
vice-présidente nationale en 1967. Ciblée par le terrorisme de l'État
canadien, elle fut emprisonnée pendant 51 jours, en 1970, à la suite de
la Proclamation de la Loi sur les mesures de guerre. La Société
St-Jean-Baptiste de Montréal la nomme Patriote de l'année en 1979.
Au début des années 1980, Andrée Ferretti se tourne résolument vers
l'écriture. Elle est l'auteure de quelques essais politiques, de
plusieurs récits et nouvelles et d'un roman, sans rupture toutefois avec
le militantisme. Elle participe ainsi très activement à la campagne
référendaire de 1995, en tant que présidente dans le comté de
Brome-Missisquoi et en tant que membre du comité politique de l'Union
des écrivain-es du Québec. Elle a prolongé son action politique par ses
écrits, souvent polémiques, et a utilisé avec bonheur la fiction pour
mettre en scène ses idées. Chez elle, l’œuvre n’existe qu’enracinée dans
une lutte contre toute forme de domination. Auteure de
plusieurs romans et, avec Gaston Miron, d'une anthologie des grands textes
indépendantistes, elle a fait paraître en 1996 un pamphlet qui a causé
bien des remous chez les péquistes.
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Voir
aussi La Passion de l'Engagement
Discours et texte (1964-2001)
Colligés et présentés par Michel martin
Préface d'Hélène Pedneault
Lanctôt éditeur
Montréal 2002, 198 pages
Présentation
Après 237 ans d'appartenance à un peuple conquis et annexé,
dépossédé, dominé et exploité, bafoué et méprisé, sans cesse
assiégé et sans cesse minorisé, je n'ai plus la patience d'attendre
patiemment la fin du génocide, inéluctable, si nous ne faisons pas
l'indépendance dans les plus brefs délais.
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