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Mme Mergler est professeure titulaire au département des sciences
biologiques de l’Université du Québec à Montréal depuis l970. Elle
est aussi professeure associée au Centre d’étude sur le
vieillissement à la Faculté de Médecine de l’Université McGill
depuis 1993. Elle dirige, en alternance avec Mme Karen Messing, le
Centre d’étude des interactions biologiques entre la santé et
l’environnement (CINBIOSE) qu’elles ont fondé ensemble. Ce centre de
recherche est, depuis 1998, un Centre collaborateur de
l’Organisation Mondiale de la Santé et de l’Organisation
Panaméricaine de la santé (OMS-OPS).
Elle est aussi membre active du sous-comité Santé environnementale
de la Table Ronde sur l’environnement et l’économie du gouvernement
du Canada. Depuis 2001, elle dirige l'Institut des sciences de
l'environnement de l'UQÀM.
Chercheure émérite de 1999 à 2001 dans le cadre du programme
“Écosystème et santé” du Centre de recherche en développement
international (CRDI)
du Canada, Mme Mergler a obtenu de nombreux prix et distinctions
dont le Prix Muriel Duckworth, en 1990, décerné à l'équipe dirigée
par Karen Messing et Donna Mergler par l'Institut canadien de
recherche sur les femmes. Elle a été nommée, en 1991, Femme de
l’année en Environnement au Salon de la Femme (avec K. Messing) et
Femme de mérite en science et technologie par le YWCA (avec K.
Messing) en 1994. Elle a aussi reçu, en 1995, le Prix Michel-Jurdant
pour les Sciences de l'environnement décerné par l'ACFAS. Mme
Mergler travaille sur de nombreuses problématiques environnementales
dans différentes régions du Québec, au Costa Rica et en Amazonie
brésilienne. Plusieurs de ses recherches portent sur les effets
neurotoxiques de l’exposition à des polluants environnementaux et en
milieu de travail. Ces recherches lui ont inspiré de nombreux
ouvrages (publications scientifiques, chapitres de livres,
monographies) et lui ont valu d’être sollicitée pour donner des
conférences à travers le monde.
Tout au long de sa carrière de
chercheure, Mme Mergler a su allier la production scientifique de
haut niveau à l’engagement social. Détentrice d'un doctorat en
neurophysiologie de l'Université McGill. En véritable
pionnière, elle a mis au point des méthodes d’identification précoce
des effets neurotoxiques des polluants, permettant d’intervenir
avant que les dommages ne soient irréversibles, et a contribué
grandement à développer une approche écosystémique à la santé
humaine.
Conférencière, auteure, enseignante,
chercheure invitée à de nombreuses conférences internationales, ses
travaux, menés en étroite collaboration avec les populations
concernées, ont non seulement permis de mettre en lumière les effets
sur la santé de plusieurs polluants tels le mercure, le manganèse et
les BPC, mais ils ont contribué à modifier les législations.
Récipiendaire de plusieurs prix et d’honneurs pour son travail en
santé environnementale, elle fait partie du Cercle des Phénix de
l'environnement depuis 2003 |