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Le cycle
hydrologique risque d'être considérablement perturbé par le réchauffement
de la planète; nous ne citerons que deux exemples, hautement évocateurs,
par ailleurs: réduction de l'humidité du sol de 20% dans le sud du Québec
et diminution de 40% du débit du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de
Montréal; cette diminution du débit entraînerait une chute de 1 mètre du
niveau d'eau dans le port de Montréal (Gouvernement du Canada, 1995).
Plus de 45 municipalités puisent leur eau potable directement dans le
Saint-Laurent dont la ville de Montréal L'eau étant, selon la belle expression du philosophe québécois Jacques Dufresne, le "sang de la Terre", nous risquons de devoir affronter une situation grave eu égard à l'apport d'eau pour les écosystèmes ainsi qu'à l'approvisionnement des communautés humaines en eau de qualité et en quantité suffisante. N'oublions pas que près de 60% de la population du Québec s'approvisionne en eau brute à même le fleuve Saint-Laurent. REPÈRES Six gaz à effet de serre. Le dioxyde de carbone (CO2), durée de vie, de 5 à 200 ans; le méthane (CH4), 12 ans; le gaz hilarant (N2O), 114 ans; le CFC, de 45 à 500 ans; le HCFC, de 1,7 à 22 ans; les halons, de 12 à 110 ans. La contribution de ces gaz au réchauffement du climat depuis 1850 est à peu près la suivante : 64 % pour le CO2, 19 % pour le CH4, 5 % pour le N2O et 10 % pour les hydrocarbures halogénés. Augmentation. Entre 1750 et 1998, les gaz à effet de serre ont augmenté de la manière suivante : dioxyde de carbone (CO2) : + 30 %; méthane (CH4) : + 149 %; gaz hilarant : + 16 %. A long terme. Le protocole de Kyoto, adopté en 1997, prévoit qu'après 2012 les réductions d'émissions devront être plus draconiennes encore pour parvenir à une stabilisation des gaz dans l'atmosphère. Les débats seront entamés en 2005 à ce sujet au sein de la conférence des parties. Flexibilité. Parmi les outils inventés par Kyoto, les mécanismes dits de flexibilité sont essentiels pour permettre aux pays de jongler avec une large palette dans un souci global. L'échange des droits d'émission. À l'échelle nationale ou internationale, il peut se conclure entre des entités qui ont réalisé leurs objectifs et d'autres, à la traîne. La mise en oeuvre conjointe (JI). Autorise les investissements dans des projets dans d'autres pays industrialisés en vue de permettre aux investisseurs de porter à leur crédit une partie de la réduction d'émissions obtenue. |