François Avard, François Avard - Entrée générale - Accueil - Porteurs et Porteuses avec Eau Secours! François Avard François Avard

François

Avard

 

« Derrière chez moi, dans ma ville natale de Saint-Hyacinthe, coule la rivière Yamaska. Depuis longtemps, ce cours d’eau figure dans le peloton de tête des rivières les plus polluées. Y a pas de quoi fêter…

La Yamaska, c’est comme du Kool-Aid à l’azote ammoniacal ou, pour vulgariser, un punch à la pisse de truie, agrémenté d’atrazine, de toxine, de phosphate pis d’E-coli. L’eau de la Yamaska est une arme de désaltération nocive. Il n’y a que sur ma rivière qu’une gastro-entérite est considérée comme un accident de ski nautique. Bien sûr, l’eau de mon robinet est traitée et, comme on aime le spécifier, « elle respecte les normes ». Mais on dit aussi d’un taux de cancers acceptable d’une population qu’il respecte les « normes »…

Malgré tout, j’ai espoir de voir un jour ma rivière en meilleur état et j’y demeure profondément attaché. Encore plus depuis mon passage dans des régions du monde où l’eau est une rareté, une richesse. Quand on découvre des gens, dans des camps de réfugiés en plein désert au Darfour, qui patientent chaque jour des heures pour avoir accès à 5 litres d’eau quotidiens pour tous leurs besoins, on réalise à quel point l’eau est précieuse. » 

François Avard
28 mai 2007

Notice biographique


Romancier et scénariste, natif de Saint-Hyacinthe, François Avard fait ses études à l'Université du Québec à Montréal où il obtient un certificat en création littéraire en 1992 et un baccalauréat en enseignement du français en 1994. À partir de 1989, il collabore à différents projets humoristiques et publicitaires. Professeur de français en 1989, il devient professeur d'écriture humoristique à l'École Nationale de l'Humour en 1992 où il fut chargé de cours pendant douze ans.

Romancier, il a déjà plusieurs titres à son actif notamment Le Dernier continent, éditions Les Intouchables, 1997, et Pour de vrai, éditions Libre expression, 2003, qui a remporté le Grand prix des lecteurs Archambault en 2005. Son premier livre L'Esprit de bottine, 1991, figure sur les listes de lectures obligatoires de quelques écoles secondaires. Pourtant, c'est à titre de collaborateur pour certains humoristes tels Martin Matte et Louis-José Houde et à titre de scénariste d'émissions de télévision telles que Ramdam et surtout Les Bougon que son nom sera médiatisé.

Les aléas du quotidien, la misère humaine, le pittoresque des relations, tout ce qui humainement est délaissé par les médias, inspire, commande Avard à «écrire pour retenir l'attention». L'idée de la série Les Bougon lui est venue en observant la misère, celle des autres et la sienne, alors qu'il tentait de redonner un sens à sa vie à la fin des années 90. Il habitait alors dans le quartier Centre-sud à Montréal. La télévision ne montrait que «le même monde beau, le même monde propre». Il a donc décidé de donner la parole aux gens de son quartier et, surtout, en faire des héros qui auraient le gros bout du bâton contre ce système conçu par et pour les mieux nantis.

Il s'applique présentement à terminer deux romans, un jeunesse et un autre qui pourrait prendre la forme d'un scénario pour le cinéma.

 

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