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Né
à Dolbeau le 5 mai 1971, l'auteur-compositeur
Fred Fortin est découvert au milieu des années 90 par Dédé
Fortin du célèbre groupe les Colocs. En 1996, il enregistre son
premier album dans un chalet au lac Etchemin. Véritable
homme-orchestre, ce personnage hors de l'ordinaire ne fait rien pour
plaire à la critique qui, selon lui, prend sa musique plus au sérieux
que lui. Ses textes pleins de surprises sont couchés sur un
fond de joual assumé avec un souci de la vérité et un désir sincère
de communication
Un
seul mot pour résumer Fred Fortin : authenticité. Pierre Barouh a
dit de lui : « Cette parfaite cohérence entre musique et
textes. Une attitude destroy , un créateur brut et pesant qui
oblige à faire la moitié du chemin pour entrer pleinement dans son
univers. »
Gagnant
du Prix Miroir de la chanson (auteur-compositeur) au Festival d'été
de Québec 2000 et Prix Artiste Chanson au Mimi 2001 (musiques indépendantes)
Fred Fortin en solo homme-orchestre ne laisse personne indifférent.
Un spectacle d'une très rare intensité, un créateur libre et intègre.
Des textes et des musiques qui égratignent au passage
Fred
Fortin c'est... la passion des hivers à -20º C, les joutes de
hockey disputées avec son fils, l'amour du bois et des grands
espaces. Du brut, du simple et un brin de tendresse, tout à l'image
de sa musique. Fred Fortin n'est pas riche ni célèbre. Ses
chansons ne tournent pas à la radio. Il n'habite pas Montréal et
il ne passe pas son temps à faire de la promotion. Il n'essaie de
plaire à personne, sinon à lui-même. Loin de considérer ces
« ne pas » comme des contraintes, l'artiste s'en
accommode fort bien : « En général, je me retrouve
entouré de personnes avec qui je peux jaser et prendre le temps de
connaître. Pas de gens qui sont avec toi juste parce que tu es une
vedette. »
Le
musicien n'est pas un bourreau de travail. Il n'a jamais pu côtoyer
la discipline et l'assiduité : « Je peux facilement
laisser l'écriture de côté pendant des mois, lance-t-il. De toute
façon, bien souvent, la chanson se fait d'elle-même : telle
note commande tel accord, qui entraîne vers tel rythme, qui fait
que tu vas dire tel mot. C'est instinctif. » Le
simple fait de carburer à l'intuition lui fait dire qu'il n'est pas
un auteur à textes. Sent-il le besoin de faire passer un message ?
« Oui, mais pas tout le temps ni dans toutes les chansons.
Dans un sens, toutes les compositions sont les mêmes. Tu n'écris
qu'une chanson dans ta vie. »
À
la plume comme à la scène, Fred Fortin joue souvent de dérision.
Mais si cet outil a longtemps été utilisé pour dénoncer les
travers de la société, il considère que cette forme de
provocation n'est plus aussi efficace et déplore l'indifférence
qui fait aujourd'hui profession de foi : « On dirait
que le Québec est engourdi dans un confort matériel. Il y a de
l'abus sur tout ! Mais je crois que, tranquillement, on se
conscientise et on se ramasse dans une position où on se dit :
"il faut allumer ". Malgré tout le phénomène de la
mondialisation, c'est par les petites batailles qu'il faut
commencer. »
Le
rocker ne se considère pas comme un artiste engagé, mais plutôt
comme un rassembleur. « Quand tu fais de la musique, tu
ramasses le monde et tu les mets sur un même "vibe",
explique-t-il. Alors, tant qu'on est capable de vibrer ensemble,
sans nécessairement parler de ce qui va mal, et qu'on développe la
sensibilité humaine, pour moi, c'est un point de départ. Puis, à
partir de là, des gens plus lucides que moi sur des questions
politiques peuvent poursuivre la bataille. » (texte en
partie écrit par Annie Richer, stagiaire du programme Médias
alternatifs d'Alternatives)
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PRIX
:
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Juillet
2000: Prix Miroir de la chanson francophone
auteur-compositeur, Festival International d'été de Québec.
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Mars
2001: Prix Chanson, Gala des Mimi (Musiques indépendantes)
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