Un ex-candidat conservateur blâme son parti pour les restrictions face aux médias
Mis à jour le dimanche 4 novembre 2007 à 18 h 13 HNE par CTV.ca
Un ancien candidat conservateur affirme que le parti l'a muselé et empêché de participer librement au débat public.
Gary Caldwell, qui sera bientôt candidat du Parti Vert dans la circonscription québécoise de Compton-Stanstead, soutient qu'il a dû faire fi des règles conservatrices pour parler franchement aux journalistes. « Si on voulait communiquer avec les médias locaux, il fallait prendre sur soi d'outrepasser les instructions reçues », a déclaré Caldwell dans le cadre de l'émission Question Period du réseau CTV ce dimanche*. Les candidats « se faisaient dire qu'ils ne pouvaient pas parler aux médias locaux, dit-il. En d'autres mots, je ne pouvais pas contribuer au débat public dans ma région ».
Caldwell se décrit comme un « Conservateur rouge », dans la lignée du penseur politique George Grant, qui se préoccupait des problèmes sociaux et du bien commun. Mais il n'a pas pu, déplore-t-il, exprimer ces idées ouvertement en public.
Selon lui, le Parlement est maintenant dirigé par des partis politiques, et non par des députés représentant leurs concitoyens. « Bien sûr, le Parlement a déjà été une assemblée délibérante. C'était un lieu où des gens qui représentaient les électeurs délibéraient publiquement », rappelle-t-il. « Beaucoup de facteurs ont contribué à changer cela, et nous avons maintenant des machines de pouvoir cyniques, qui (...) ont réduit les candidats et les députés au rôle de marionnettes. C'est un enjeu réel, une préoccupation sérieuse, et seuls les partis de la base pourront transformer cela. »
Caldwell n'a jamais occupé de siège à la Chambre des communes, mais il était candidat conservateur lors des deux dernières élections fédérales.
