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Georges
Langford, auteur-compositeur-poète-écrivain, nous transmet l'insularité
d'une vie aux Îles-de-la-Madeleine. Il nous offre une oeuvre empreinte
d'eau, de brumes, de spleen et de mer enveloppante. Récipiendaire du prix
littéraire Jovette-Bernier pour l'ensemble de son oeuvre, il voit sa
chanson "Le Frigidaire" déclarée "Classique de la
chanson" par la SOCAN. Pour, lui, "il n'y a qu'une
histoire", puisque sa vie marquée par l'eau l'amène tout
naturellement à Eau Secours! "Pour
moi, parler de l’eau, c’est souvent évoquer un milieu de vie, un
archipel fragile comme tant de bouts du monde.
Et regarder dans l’eau, c’est se retrouver confondu avec une
immense partie de notre surface habitable, travaillable et voyageable."
Il passe son enfance à Havre-aux-Maisons, aux Îles-de-la-Madeleine,
puis étudie à Bathurst, au Nouveau-Brunswick, où il compose ses premières
chansons. Il ouvre ensuite aux Îles-de-la-Madeleine les boîtes à
chansons L'Astrid et Le vieux quai au milieu des années 60. En 1967, il
compose la musique du film La noce n'est pas finie, produit à ONF, puis
chante ses chansons dans les provinces atlantiques. Installé à Montréal
en 1970, Georges Langford y donne des spectacles dans de petites boîtes
à chansons.
Invité à l'émission Sous mon toit, animée par Tex Lecor à Télé-Métropole,
il interprète "Le Frigidaire", chanson qui connaîtra un succès
international en 1971 lorsqu'enregistrée en plusieurs langues par ce
dernier. Cette notoriété ouvre la voie à la carrière personnelle de
Langford qui connaît, dans les années qui suivent, quelques succès:
"Thunder Bay", "Derrière", "Le 15 de mai",
"Acadiana", "Le péril jaune" et "Allo! la
Calypso".
En 1973, il publie un recueil de poésie et de chansons intitulé
Arrangez-vous pour qu'il fasse beau, qui est également le titre de son
premier album, aux Éditions Diffusion-Québec. L'année suivante, il fait
la première partie du spectacle de Louise Forestier à la Place des Arts.
Délégué par la SRC au Festival de Spa en 1975, Georges Langford
remporte le prix de la meilleure nouvelle chanson avec "Acadiana".
On le retrouve au Festival d'été de Québec pour une rencontre mémorable
avec deux autres personnages fort remarqués de la chanson à caractère
festif: Plume Latraverse et Willie Lamothe, en 1977. L'idée est reprise
quelques années plus tard au Camp-Fortune, dans la Gatineau, et fait
l'objet d'une diffusion à la SRC.
En 1981, Georges Langford devient directeur de la programmation de CFIM-MF,
la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine. Il publie, en 1985, L'Anse-aux-demoiselles
chez Leméac, une chronique des Iles où il organise chaque été un
Festival acadien auquel il participe, en plus d'assumer la direction
artistique de la boîte à chansons La Côte. L'auteur-compositeur et poète
a aussi publié Le premier voyageur, un recueil de poèmes inédits et de
textes de chansons des 25 dernières années, aux Éditions Hexagone, en
1992.
Cette même année, en octobre, il reçoit le prix littéraire
Jovette-Bernier pour l'ensemble de son oeuvre et deux ans plus tard la
SOCAN accorde le titre de Classique de la chanson québécoise, confirmant
25 000 passages à la radio, à la chanson "Le frigidaire". On
lui doit également la musique du film Ti-Cul Tougas de Jean-Guy Noël,
produit par l'ONF en 1976.
Ce n'est qu'en juillet 2003, après une absence sur disque de près de 25
ans, qu'il lance l'album "Il
n'y a qu'une histoire", marquant le trentième anniversaire
de son premier enregistrement, paru en 1973. Fidèle à son coin de pays
et à son goût des voyages, l'artiste y propose à la fois des refrains
avides de grands espaces comme "48 degrés et des étoiles", une
évocation des pérégrinations de Jacques Cartier ou "Le premier
voyageur" et d'autres imprégnés des Îles tels "Le havre
qu'est g'lé", "Sur une plage" et une reprise de "La
butte" qui boucle le trajet amorcé avec son premier album.
(Extrait d'un texte de Québec Info Musique)
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