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« Notre gouvernement
est criminel lorsqu’il choisit de faire rouler l’économie en incitant
financièrement le maintien du cheptel porcin. Il sait que la pollution
actuelle de l’eau, en milieu agricole, a dépassé les limites de l’acceptable
et a créé des conditions dangereuses pour la santé. Il supporte aussi, par
le biais, le développement de l’industrie de la purification de l’eau et de
l’eau embouteillée. Mais Walkerton a prouvé que la purification de l’eau
contaminée représente un domaine brûlant, dangereux. Je saurai que nos
ministres auront fait leur travail, quand je les verrai boire directement
l’eau de la rivière Boyer, qui coule à ma porte, et où il est dangereux pour
la santé de se promener en canot. Il y a urgence!»
Gisèle Lamoureux
15 août 2002 |
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Botaniste,
biologiste, écologiste, docteure ès sciences Honoris causa, membre de
l’Ordre du Canada et de l’Ordre national du Québec.
Née
à Montréal le 5 octobre 1942, Gisèle Lamoureux étudia à l'Université
de Montréal puis à l'Université Laval, dont elle détient une maîtrise
ès sciences (écologie forestière). Ses travaux scientifiques comptent,
entre autres, l'imposant Atlas de la flore vasculaire de l'Île de
Terre-Neuve et des îles de Saint-Pierre-et-Miquelon (co-auteure avec
Ernest Rouleau) et la normalisation des noms français des 374 plantes
susceptibles d'être désignées
menacées ou vulnérables.
Les
huit guides d'identification de plantes qu'elle écrit, avec Fleurbec,
contribuent depuis plus de vingt ans à augmenter les liens qui unissent
les Québécois à la nature de leur pays. Version moderne et vulgarisée
de la Flore laurentienne de Marie-Victorin, cette série de guides présente
une formule originale et attrayante, sans pareil à l'extérieur du Québec,
et témoigne de l'amour indéfectible que sa conceptrice éprouve pour la
flore québécoise. Préparer un livre de 500 pages, agrémenté de 300
photos couleur, sur les Fougères, prêles et lycopodes du Québec demande
de la passion! Ce dernier volume reçut, de Radio-Québec, le prix Signet
d'or, catégorie « Livre pratique ».
La
production de ces guides en fait une auteure, phytophotographe, graphiste
et chargée d'édition. Elle rédige et illustre aussi, à l'occasion, des
articles de revues ou de journaux. Sa collection de photographies de
plantes comprend une dizaine de milliers de diapositives et couvre
plusieurs centaines d'espèces photographiées dans leur habitat, depuis
la frontière américaine jusqu'à la baie d'Hudson.
Sa contribution à l'éveil de la conscience écologique des Québécois
se manifeste par des campagnes d'information à l'intention du grand
public, sur les processus biologiques qui rendent fragiles et vulnérables
certaines plantes ou certains habitats.
Elle
est membre et fut la première présidente (1993 à 1996) du Comité
aviseur sur la flore menacée ou vulnérable, chargé de recommander la désignation
d'espèces et les moyens de les protéger. Elle fut membre de deux
conseils du ministère de l'Environnement du Québec : le Conseil
consultatif sur les réserves écologiques (1985 à 1988) et le Conseil
consultatif de l'environnement (1986-1987). L’Association des
biologistes du Québec lui décerna, en 1989, le prix Georges-Préfontaine.
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