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Hélène Pedneault se mouille devant le BAPE

Je ne vais pas prendre tout le temps, une partie à tout le moins. Alors, j'ai appelé ça "Le droit de résistance des citoyens et des citoyennes". J'ai choisi de le commencer avec une citation de l'écrivaine française, Christiane Rochefort, qui est morte il y a deux ans, extrait de son livre "Conservation sans paroles".

Alors, voici la citation:

"...eux, les bras plongés dans les caisses: vous ne les voyez pas ? Regardez mieux. Apprenez que, plus forts qu'ils paraissent, ils ont davantage besoin de vous que vous d'eux. Et ne vous gênez pas pour le dire. Vous n'êtes pas forcés d'adopter leur vocabulaire truqué."

Le peuple du Québec est en train de devenir un peuple de citoyens et citoyennes exigeants. Pas capricieux, exigeants. Il faudra que nos gouvernants s'en rendent compte, l'admettent et apprennent à gérer le territoire, l'éducation, la santé, l'économie, la culture, l'agriculture, tout ce qui nous touche dans nos vies, personnelle et collective, en respectant et en aimant ce nouveau niveau d'exigence.

Nous sommes devenus vigilants. Nous écoutons parler nos dirigeants, nous les regardons agir, nous les suivons à la trace. Tout ce qu'ils font et disent, officiellement ou officieusement, fait l'objet de toute notre attention. Ils devraient en être flattés au lieu d'en prendre ombrage, même si nos commentaires ne sont pas toujours à leur avantage, parce que ça signifie que tout ce qui touche à notre pays et à ses habitants nous intéresse au plus haut point.

Je suis fière que mon espèce humaine d'origine québécoise s'occupe de protéger toutes les espèces menacées comme le béluga, la baleine franche, le faucon pèlerin et toutes les autres espèces en péril. Mais je ne suis pas fière que mon espèce humaine politicienne d'origine québécoise méprise autant, dans les faits et dans ses décisions, l'espèce citoyenne menacée, bien qu'elle lui offrit régulièrement de beaux exercices de démocratie pour la contenter et attirer son attention ailleurs pendant que l'espèce politicienne s'occupe des choses sérieuses, à l'insu et parfois contre sa propre espèce citoyenne. L'espèce politicienne consulte l'espèce citoyenne, mais elle ne l'entend pas, elle ne l'écoute pas, trop occupée à contenter en priorité l'espèce financière.

Le citoyen est une espèce menacée, une espèce en voie d'extinction au même titre que le faucon pèlerin ou la baleine franche. Par exemple, on n'oserait jamais déréglementer la chasse à l'orignal de peur que l'espèce disparaisse, ainsi qu'elle a failli, le faire avant qu'on intervienne par des lois la protégeant. Mais on ose déréglementer jusqu'à la folie tout ce qui touche à la protection du citoyen, à son droit de parole. Il faut savoir que le Protecteur du citoyen lui-même, fleuron dont se vante notre démocratie, n'a aucun pouvoir d'enquête dans 50% des ministères du Québec. On fait des réunions d'experts pour discuter de la protection de la baleine franche ou du béluga ou des actions à poser pour les sauver - et c'est tout en notre honneur - mais on ne fait jamais de réunion d'experts pour sauver la fonction de citoyen en péril.

La tendance perverse actuelle est de vouloir priver le citoyen de sa fonction et de son droit de parole pour le transformer en simple consommateur, et ce sans aucune manipulation génétique. 

Tout un exploit!

Il ne suffit que de quelques manipulations légales et le tour est joué: voilà le citoyen devenu seulement quelqu'un à qui on veut vendre quelque chose. Et on ne veut surtout pas son avis sur la question, ça n'intéresse personne. Les avis des citoyens emmerdent au plus haut point les gouvernants et les entrepreneurs. 

La tendance actuelle est de museler les citoyens, ceux qui osent s'opposer publiquement aux projets des promoteurs en les poursuivant en justice. On poursuit ceux et celles qui osent critiquer à voix haute les diktats et les aberrations des entrepreneurs, les libertés qu'ils prennent avec notre environnement ou avec le simple bon goût. Partout au Québec, dans des petites ou des grandes villes, des citoyens se sont retrouvés avec des procès sur le dos parce qu'ils s'opposaient au projet d'un promoteur en défendant la qualité de leur environnement ou la beauté de leur village. Ces choses-là se savent très vite et incitent ceux et celles qui auraient envie de parler à se taire.

C'est ainsi que va la démocratie depuis que l'économie a remplacé la religion catholique, au Québec, religion intégriste dont les politiciens sont les nouveaux curés, avec la bénédiction de l'entreprise privée qui crie au miracle! On ne veut pas savoir ce que tu penses, on veut simplement avoir ton fric. 

Alors passe la monnaie et tais-toi.

Pour se protéger, les citoyens font des coalitions. Il doit bien y avoir au moins une nouvelle par jour ces temps-ci! mais même, dans une coalition, il faut scruter au microscope chaque parole dite ou écrite, de peur de se faire poursuivre collectivement ou personnellement. Tout ce qu'on écrit dans une coalition est déjà dilué à dose quasi homéopathique. Exemple: au lieu de dire à un promoteur qu'il ment, on est obligé de lui dire qu'il n'a peut-être pas étudié à fond toutes les composantes de la problématiques.

Ne nous y trompons pas. La bataille de l'eau, puisque c'est pour elle qu'on est ici, dépasse largement l'objet de son combat. Elle est une bataille pour la préservation d'une richesse collective, pour la préservation de l'environnement, mais elle est aussi une bataille pour la préservation de la citoyenneté.

Hydro-Québec, ce fleuron de notre fierté nationale, est en train de se faire privatiser par morceaux à l'insu des citoyens. Le ministère de l'Environnement, ce fleuron de notre conscience sociale, est en train de se faire démanteler à l'insu des citoyens. À Montréal, des services comme les stationnements, qui rapportaient des bénéfices à la Ville, ont déjà été donnés à l'entreprise privée. La gestion des déchets et tout le reste vont bientôt y passer. Le maire Bourque disait avoir plus de 90 secteurs à privatiser dans ses tiroirs, y compris l'eau.

Puisque j'en parle maintenant, je dois vous dire que nous sommes très très inquiets en ce moment. Malgré les dénégations des gens du Conseil exécutif de la Ville de Montréal, nous croyons qu'ils sont en train, d'une manière ou d'une autre, de commencer - et ils sont très proches - la privatisation de l'eau du robinet à Montréal. Malgré leurs dénégations, je sais que même ici, je pense qu'ils ont nié : "non, nous ne sommes pas en train de privatiser l'eau." Mais c'est parce qu'ils ont un paquet de mots qui ne sont pas le mot "privatisation", mais qui sont tout à fait semblables, des mots comme: concession, affermage, gestion déléguée, etc. etc. qui veulent tous dire une seule et même chose: privatisation.

En ce qui concerne l'eau, les affaires se brassent dans les coulisses, à l'insu des citoyens. Les citoyens du Québec ne laisseront pas faire ça, qu'on se le tienne pour dit! Les sondages disent déjà que plus de 90 % des citoyens - je disais même, je pense, que c'est 95 % - sont contre toute idée de privatiser l'eau. La multinationale Danone a beau fuir Franklin pour Saint-Placide, Saint-Placide pour Thurso, au Québec, partout elle se butte à des barrages de citoyens qui disent: non, merci, vous ne pomperez pas notre eau. Nous en avons besoin de cette eau que vous voulez pomper à peu près gratuitement (il vous suffit d'acheter un terrain) pour nous la revendre en faisant des projets de centaines de millions de dollars par année. Cette eau, on vous la donne et ensuite on vous l'achète en bouteille. Qui dit mieux ? Un litre d'eau vaut déjà plus cher qu'un litre d'essence, au moins trente cents de plus en moyenne, même avec l'augmentation de l'essence. Même les mines d'or et l'industrie du Prozac ne sont pas plus payants.

En tant que citoyenne, je veux de mon gouvernement, pour le pays du Québec dans lequel nous voudrions vivre, une politique globale et intégrée de l'eau, qui doit être impérativement reliée à une politique globale d'aménagement du territoire, ce qui inclut la gestion des forêts, la faune, l'agriculture et le développement urbain. Et j'ajouterais même à cela que l'eau ne peut être séparée aussi des grands dossiers sociaux; elle ne peut pas être séparée du dossier de la santé: elle ne peut pas être séparée du dossier de l'éducation non plus. 

On ne gouvernement plus à la carte aujourd'hui.

Pour en arriver à cette politique, avant tout chose, il faut au Québec un ministère de l'Environnement fort avec des lois qui ont des dents. Au lieu de ça, nous assistons au démantèlement en douce du ministère de l'Environnement, à des coupures de budget qui mettent en péril son existence et à un vent de déréglementation qui met en péril même ses lois fondatrices.

Au lieu de renforcer le ministère, le gouvernement veut l'affaiblir à tout prix. Ainsi, il a séparé la faune de l'environnement au remaniement ministériel de décembre 1998, ce qui est d'abord un non-sens absolu et ce qui donne ensuite une indication très inquiétante et très concrète du choix de gestion que notre gouvernement à bien l'intention de faire en dépit de ce débat public, présenté malgré tout comme un extraordinaire exercice de démocratie. Au lieu d'un renforcement du ministère, nous voyons un restant de ministère marcher main dans la main avec des promoteurs vers la cession rapide de notre richesse commune à des intérêts privés et ce, contre les intérêts et le confort quotidien de ses propres citoyens.

Si vous avez lu Le Devoir de ce matin, vous savez que la SGF a investi 10 millions $ dans le Patrimoine des eaux, je ne sais trop, en tout cas une réunion de trois ou quatre compagnies de pompage d'eau, 10 millions $, la SGF, dans Le Devoir de ce matin. Ça c'est le gouvernement, ça encore là. Pendant qu'on est en train de faire un débat public, ça se fait, ça se joue ces choses-là. C'est officiel, c'est fait, ce n'est pas une rumeur.

Le gouvernement actuel du Québec ne veut plus manifestement du ministère de l'Environnement , vu comme empêcheur de tourner en rond dans sa frénésie exclusivement économiste. Les parlementaires du Parti Québécois ont déjà décidé tacitement - je fais une différence entre les parlementaires du Parti Québécois et les militants du Parti Québécois, une grosse différence - ont déjà décidé tacitement de chasser les idéaux élevés et les rêves de son programme, le gouvernement du Parti Québécois en chasse maintenant la souveraineté des ressources sur le territoire du Québec, ce qui est au fond une conclusion parfaitement logique - admettons-le - à la purge sévère subie par les rêves d'un nouveau pays différent et plus égalitaire que les autres pays bien établis dans leur histoire depuis très longtemps.

Tous les dossiers reliés à l'eau doivent être traités ensemble et non pas séparément, comme ils le sont actuellement dans des politiques improvisées, à courte vue. Cette façon de faire est cependant très avantageuse pour les entrepreneurs et le gouvernement, mais elle ne l'est pas du tout pour l'ensemble de la population du Québec qui voit ses eaux morcelées, concédées ou vendues à la pièce sans que les conséquences de cette braderie soient jamais analysées.

Les dossiers reliés à l'eau qu'une grande majorité de la population - on le sait déjà par les sondages et les pétitions - voudrait voir intégrer, ensemble, dans une politique globale de l'eau sont les suivants:

-les eaux municipales, eau potable et eaux usées;

-les eaux souterraines et tous leurs usages, exploitation agricole, exploitation à des fins commerciales, exploitation récréo-touristique et usage privé

-l'exploitation d'eau de surface en vrac;

-la gestion des rivières et tous leurs affluents, incluant le drainage agricole et forestier, les détournements de rivières et la construction de petits barrages privés sur des rivières patrimoniales.

Et je saute tout de suite à la conclusion, puisque je développais chacun de ces points-là dans le mémoire.

Exiger une politique globale et intégrée de l'eau, c'est choisir l'intelligence au lieu de l'inconscience. Cela ne procède pas d'une attitude frileuse ou passéiste. Le passé, nous avons bien vu comment on y traitait l'environnement. Nous avons bien vu les ravages, parfois irréparables, dont les écosystèmes ont été et sont encore victimes. Nous avons bien vu la disparition de certaines espèces d'animaux, d'arbres, de poissons. Nous avons vu ce qui était arrivé à nos forêts. C'était ça, le passé, époque glorieuse dont les entrepreneurs et le gouvernement semblent avoir la nostalgie. Ils ne veulent pas que ce passé soit révolu, ils veulent que ce passé continue de plus belle, du moins pour qu'ils aient le temps de prendre ce qu'ils n'ont pas encore eu le temps de prendre à leur profit.

    Faire une priorité de l'environnement, c'est vivre aujourd'hui, c'est demain matin, c'est le futur immédiat et futur lointain. Ce gouvernement aime les décrets, alors il lui faut, de toute urgence, décréter que l'environnement est une priorité. Au lieu de ça, ce gouvernement sépare la faune du ministère de l'Environnement et démantèle un ministère encore jeune, qui date seulement du début des années 70, au moment du réveil tardif mondial aux problèmes environnementaux. Réveil tardif pour beaucoup, sommeil encore pour bien, d'autres, comme nos gouvernants, qui pratiquent l'économisme en priorité sur le dos de la qualité de notre environnement, qui est un droit collectif?

Quelques emplois de plus peut-être, quelques alliés bien volatils de plus pour le projet souverainiste en échange de tout ce qu'on possède pour des siècles et des siècles, amen. En échange de rivières détournées, harnachées, volées à la jouissance des citoyens. En échange de vastes territoires inondés pour s'en aller vendre notre énergie aux états-uniens, à bas prix, par-dessus nos têtes, sur des lignes à haute tension disgracieuse qui volent nos paysages et dévaluent nos maisons. En échange du pompage gratuit de nos nappes phréatiques.

Déroulons le tapis rouge ou faisons plutôt de nous-mêmes un tapis, ce qui nous ressemble davantage, pour laisser passer les promoteurs. "Messieurs, l'eau est à vous! Prenez-la! Voulez-vous qu'on vous aide à porter vos camions-citernes sur notre dos? Non, Messieurs, l'eau n'est pas à vous. Elle est à tout le monde du Québec et c'est tout le monde du Québec qui doit en disposer.

C'est tout le monde du Québec qui doit d'abord la protéger, l'économiser, ne pas la polluer et la partager avec le milliard 400 millions de gens qui n'en ont pas, s'il y en a de trop, ce qui reste à voir. Puisqu'il n'y a pas encore d'étude vraiment exhaustive de ce dont on dispose, à tout le moins, du côté des nappes phréatiques. Mieux encore, le dossier de l'eau devrait être relié à tous les autres dossiers qui nous touchent de près, l'éducation, la santé et l'économie, entre autres. Tout est relié, toute chose a son influence sur les autres. Au XXIe siècle, on ne peut plus se permettre de gouverner à la carte, par morceaux.

En tant qu'espèce citoyenne menacée, il nous reste un droit: le droit de résistance. Et nous l'exercerons. Deux mondes s'affrontent: celui des citoyens et celui des prédateurs. On peut diviser la planète en deux de multiples façons. Dans ce débat sur l'eau elle est divisée entre ceux et celles qui veulent préserver une richesse collective, préserver la qualité de notre environnement et faire en sorte que les Québécois et les Québécoises ne soient plus jamais les dindons de la face qui consiste à donner nos richesses pour se les faire vendre ensuite à prix fort, ainsi que nous l'avons déjà maintes fois fait dans le passé; en face de nous, les citoyens, il y a ceux qui prennent toutes les libertés avec l'environnement, qui veulent prendre une richesse collective, en vue de faire des profits rapides et qui ne comprennent pas pourquoi, soudainement, les Québécois et les Québécoises ne se laissent plus faire aussi facilement qu'avant. Je n'aime pas penser que mon propre gouvernement est complice de nos adversaires.

Peut-être sommes-nous déjà en guerre sans le savoir. Mais si nous sommes, en guerre, ce n'est pas une bonne guerre, pour paraphraser l'expression "c'est de bonne guerre". Non, ce n'est pas une bonne guerre fair-play, à armes égales, quand des citoyens informés, conscients, inquiets et sans argent se retrouvent seuls à se battre contre le manque de transparence de son propre gouvernement, devenu un adversaire, et contre des firmes de relations publiques engagées par les entreprises privées qui convoitent notre eau. On dira que c'est de bonne guerre alors même que le sérieux des citoyens fera face, non pas à un vrai débat, mais à des faiseurs d'images et de discours.

Quand on nous répond, c'est par la bouche d'agences de relations publiques qui en savent bien moins que nous sur le dossier, mais savent comment faire gober aux gens l'illusion de savoir, parce qu'ils sont là pour gérer l'opinion publique en faveur de ceux qui les paient grassement.

Le discours publicitaire me semble un discours bien léger dans un débat sur une ressource vitale qui engage l'avenir du Québec tout en posant de façon cruciale l'avenir de la planète de centaines de millions de personnes qui meurent de soif au moment où, ici nous avons tellement d'eau qu'on se paie le luxe de l'embouteiller et de la vendre au profit de quelques-uns. Alors, la tentation de taire les inconvénients du pompage de l'eau ou de mentir, pour ceux qui veulent faire des profits rapides, est alléchante quand il y a des centaines de millions de dollars en jeu qui rêvent de se dorer au soleil des paradis fiscaux.

Si nous sommes en guerre, il faudra peut-être utiliser les moyens de la guerre, du moins la sorte de guerre que mènent les syndicats. S'il le faut, si le gouvernement refuse de nous entendre et de nous donner une politique globale et intégrée de l'eau intelligente, je propose que nous fassions une grève des souverainistes, et plus largement, une grève des citoyens et des citoyennes du Québec puisque, comme chacun sait, tout le monde n'est pas souverainiste dans ce pays. Et cette grève devra mener à la signature d'un nouveau pacte entre l'espèce citoyenne et l'espèce politicienne, à une convention collective - l'expression devant être prise à son sens premier - une convention collective qui devra être négociée soigneusement, clause par clause, avec procédure de griefs devant un tribunal de la citoyenneté, à tous les cinq ans. Aura-t-on jamais vu chose plus belle, dans le monde, qu'une convention collective négociée de bonne foi et signée entre un gouvernement et ses citoyens?

En dernier lieu, sachez que le pays des écrivains et des écologistes n'est pas moins réel que celui des financiers. Entre ces deux mondes, celui qui déifie l'argent et que la mort ou l'extrême pauvreté des autres indifférent, et celui qui défend la vie avec la seule force de ses rêves, incarnés dans la terre et non pas désincarnés, comme on voudrait bien le faire croire, c'est une bataille à finir. L'eau est un symbole qui dépasse largement l'objet de son combat actuel

Nous n'abandonnerons pas notre eau. Nous ne la laisserons pas couler entre des mains sales. Et contrairement à ce que croit notre gouvernement, qui voit des traîtres à la patrie aussitôt qu'on émet l'ombre d'une critique, les vrais amoureux du Québec, les vrais patriotes sont tous dans les coalitions qui sont en ce moment en train de militer contre lui, entre autres, dans le dossier de l'eau

    Et je vais terminer encore avec une citation de Christiane Rochefort, cette fois extraite de "Adieu Andromède" et elle disait:

"Non, ça n'est pas du sentiment, comme vous essayez de le faire accroire. C'est que je fais partie de la Nature et quand on m'en enlève un bout, ça fait mal"

Merci