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Originaire de
Rouyn-Noranda en Abitibi, Nicole Boudreau s’est établie à Montréal au
début des années 1970. De 1970 à 1981, elle consacre son temps à ses
deux enfants : Mélanie-Flavie et Manuel-Rodrigue. Durant cette période
de temps, elle œuvre également à l’élaboration des événements entourant
l’Année internationale de la femme (1975) et s’implique dans une série
d’activités à caractère culturel, social et politique.
En 1981, elle s’inscrit
à l’École Pro Média et poursuit des études en communications (radio-télévision).
Elle anime pendant deux ans la Chronique des Événements sociaux et,
devenue membre de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle
s’implique dans une section locale où elle met sur pied un Festival de
cinéma québécois ainsi qu’une série d’activités concernant la
sensibilisation du grand public à la qualité de l’information.
En 1984, elle devient
Directrice des communications et de l’animation à la Société
Saint-Jean-Baptiste de Montréal. En 1985, elle occupe le poste de
Directrice des communications à la Conférence des communautés de langue
française. En 1986, précédant son accession à la présidence de la
Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, elle se retrouve Directrice des
communications au Mouvement national des Québécoises et Québécois.
En mars 1986, Nicole
Boudreau est la première femme élue à la présidence de la Société
Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Elle occupera ces fonctions durant une
période de trois ans. Plusieurs activités d’envergure marquent cette
présidence :
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Lancement, en mai 1986,
de la campagne « Ne touchez pas à la loi 101 », une campagne populaire
sans précédent qui se clôt le 13 décembre 1986 par un rassemblement au
Centre Paul Sauvé;
-
Tenue, durant l’année
1987, d’une campagne : « Le français, ça va mal à Montréal et chez vous,
comment ça va? » qui se clôt par une marche populaire qui rassemble 25
000 personnes dans les rues de Montréal;
-
Poursuite, durant l’année
1988 et début de l’année 1989, de la campagne de sensibilisation
populaire sur la vitalité du français au Québec qui se clôt en mars 1989
par une manifestation qui regroupe 100 000 personnes.
À la fin de son mandat
à la présidence de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Nicole
Boudreau accepte la direction générale du Comité de la Fête nationale.
Nous sommes en 1990 et elle sera responsable de la reprise du Grand
défilé de la Fête nationale, rue Sherbrooke à Montréal.
En janvier 1991, Nicole
Boudreau passe à la Direction du Service des relations avec la
communauté de la Corporation des Fêtes du 350e anniversaire
de Montréal. Elle y dirigera une équipe responsable de toutes les
activités issues de la communauté montréalaise et y réalisera également
une activité inusitée qui connaîtra un succès retentissant : un maillage
des arrondissements montréalais à chacune des régions du Québec. Ces
« Dimanche matin, Montréal m’attend » rencontrent en effet la faveur
populaire et deviennent vite le point de ralliement des Montréalais et
des Québécois des régions qui y fraternisent et y développent des liens
plus étroits.
Après ce mandat,
Nicole Boudreau rédige le plan de communication québécois de l’Année
internationale de la Famille.
En 1994-95, elle se
retrouve porte-parole de la coalition « Partenaires pour la
souveraineté », vaste regroupement de la société civile (grands
syndicats, unions des artistes et des écrivains, associations
étudiantes, regroupements de femmes, mouvements nationalistes, etc.). À
ce titre, elle sera non seulement responsable de l’image publique de la
coalition mais elle élaborera également son plan d’action dont elle
coordonnera l’ensemble des activités.
En 1996-97, Nicole
Boudreau exerce la fonction de consultante auprès de divers groupes sur
les questions de la démocratie, de la citoyenneté et de la société
civile.
En 1997, elle revient
à la coalition des « Partenaires pour la souveraineté » qui analyse
alors le bien-fondé d’une action permanente auprès de la population.
Pour soutenir les activités de la coalition, elle associe la peintre
Marcelle Ferron, signataire du Refus global à une campagne de
financement. Marcelle Ferron accepte que l’une de ses œuvres, assortie
d’une phrase tirée du Refus global, soit reproduite sous forme de
lithographie.
De 1998 à 2000, Nicole
Boudreau exerce à nouveau la fonction de consultante notamment auprès de
Solidarité rurale du Québec, organisme pour lequel elle conçoit et donne
une série de rencontres de formation sur un ensemble de sujets liés à la
démocratie et à l’exercice de la citoyenneté.
En 1998, elle épouse la cause de la Coalition Eau Secours! et devient
Porteuse d'eau
En
janvier 2000, elle entreprend une maîtrise en planification et gestion
du tourisme à l’Université du Québec à Montréal, maîtrise qu’elle a
complétée à Paris en juin 2002.
De février 2004 à
février 2006, elle occupe le poste de responsable de la programmation à
la Société de promotion du canal de Lachine. Elle met de l’avant un
projet de tourisme durable, une grande exposition à ciel ouvert ainsi
qu’une série d’activités parallèles qui coïncident avec la célébration
du 180e anniversaire du canal.
Depuis septembre 2006,
elle agit à titre de Chef de cabinet à la Mairie de l’arrondissement du
Sud-Ouest.
Parallèlement à ses
activités professionnelles, Nicole Boudreau a:
Présidé la Fondation J.-Donat-Langelier (attribution de subventions aux
Franco-Canadiens et Acadiens);
Siégé à titre de
membre du Conseil d’administration de « Québec dans le monde
Siégé
à titre de vice-présidente du Centre de recherche en histoire de
l’Amérique française;
Siégé
à titre de membre du Conseil d’administration de « Faites de la
musique »;
Siégé
à titre d’expert conseil du Comité des communications du Congrès
mondial acadien;
Siégé
à titre de membre du Comité aviseur du Tribunal international des droits
des enfants.
Elle est également
l’un des « Porteurs d’eau » de la Coalition Eau Secours et membre du
Conseil d’administration de la Maison Saint-Gabriel.
Ordre des francophones d’Amérique (1989);
Prix du Mérite de
l’Alliance des professeurs de Montréal;
Prix
de la Société des relationnistes du Québec (1990);
Personnalité de la
semaine (La Presse), juillet 1990. |