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En 1999 Pierre Perrault avait accepté de devenir porteur d'eau pour la
Coalition
Eau Secours ! Il n'aura pas eu le temps de l'exprimé publiquement.
Décédé le 24 juin 1999, le cinéaste est connu pour les films
documentaires qu'il a réalisés sur les habitants de l'île aux Coudes. Il
aura aussi laissé sa marque en littérature. Le gouverneur général du
Canada, lui a décerné, à titre posthume, la distinction dans la
catégorie études et essais pour son ouvrage "Le Mal du Nord". C'est son
épouse qui a accepté le prix. Émue par l'hommage, Yolande Simard a
rappelé que le cinéaste en était à son troisième prix du gouverneur
général. Il avait mérité les deux précédents en 1964, pour une oeuvre de
poésie, et en 1975, pour une de théâtre. Il a tellement travaillé
qu'il fallait que cela apparaisse quelque part. Mais c'est un besoin
qu'il avait d'écrire. Il a écrit toute sa vie", a affirmé Mme Simard en
entrevue.
Elle a expliqué que son époux avait obéi à des valeurs simples et
profondes tout au long de son existence. Dans une lettre qu'il avait
écrit à un ami à 20 ans, raconte Mme Simard, il évoquait ce qui allait
l'habiter le reste de sa vie. "Il disait qu'il avait des valeurs réelles
mais qu'il aimait les choses simples. Il aimait le langage de sa mère.
Il aimait le pain, qui est le seul à nourrir. Il disait aussi que la
mort est une dette qu'il faut finir par payer à la vie."
Dans "Le Mal du Nord" (Éditions Vents d'Ouest), Pierre Perrault décrit
le voyage qu'il a accompli à bord du brise-glace Pierre-Radisson. Les
critiques ont qualifié l'ouvrage de "livre testamentaire sur le froid
perpétuel".
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